top of page

L'environnement influence-t-il la technique de peinture d'un artiste ? Le cas de Joseph Turner.

Joseph Mallord William Turner (1775-1851), durant sa vie d'artiste, étudie sans cesse la parfaite façon de mettre en avant les lumières, les ombres et les reliefs d’une œuvre. Il ne voulait pas de lumières qui paraissent artificielles comme dans le style du romantisme, mais de lumières naturelles dissoute parmi les éléments du tableau et dans les couleurs, presque jusqu’à atteindre l’abstraction.

Né en même temps que la révolution industrielle en Angleterre, il n’était plus temps de regarder la nature comme une création divine mais plutôt comme un ensemble scientifique. Turner grandit dans cette pensée scientifique, et son art fut fortement imprégné par cet environnement plein de progrès.


Dès l’âge de 12 ans, son talent pour le dessin se fit remarquer, et c’est quelques temps après avoir suivi une formation artistique auprès de l’architecte Thomas Malton qu’il fut admis dans l’école de la Royal Academy of Arts, école aussi prestigieuse que sélective.

En s’initiant d’abord à l’aquarelle, Turner aborde un style qui pourrait se situer entre romantisme et impressionnisme. Après avoir également étudié la peinture à l’huile, et s’être construit une petite renommée de paysagiste historique, il décida de voyager. En France d’abord où il peint le pont de Pirmil en 1829-30, puis en Italie avec « L’Italie moderne, les pifferari » de 1838 et en Suisse. Face à des paysages tous différents et singuliers, Turner commença à radicalement changer de point de vue artistique du fait des différents paysages qu’il rencontrait. Il commença à faire fondre la lumière dans ses œuvres, à élaborer des techniques que ce soit à l’aquarelle ou à l’huile pour créer l’informe, l’abstrait et faire se fondre les couleurs entre elles.


Par exemple, il est possible de comparer des œuvres de son début de carrière tel que « Newark-upon Trent » de 1796, une aquarelle et graphite sur papier vélin couleur crème ou encore « Le Déclin de l’empire carthaginois », huile sur toile datant de 1817 aux œuvres de sa fin de carrière. Il est possible de constater dans son aquarelle sur papier « Pallanza, Lago Maggiore » de 1848-50 que l’abstraction règne sur son romantisme-impressionnisme habituel, et les couleurs se fondent entre elles pour créer un paysage lumineux voire radiant. Cette déduction d’évolution est le reflet des environnements changeant que Turner rencontre au cours de sa vie et qui ont influencé son art.


Auteur : Sofiane BERASATEGUI - @sososhbrt12

Envie de devenir rédacteur ? Rejoins Pose Ta Culture ! Mail : posetaculture@gmail.com

➖⠀⠀⠀⠀



Commentaires


bottom of page